À propos du Chef Fabrice

Présentation de Romain EDOUARD de MONTVALLON - Journaliste
Qui est le Chef Fabrice?
Chef exécutif reconnu pour ses valeurs et ses engagements, chroniqueur culinaire, écrivain, défenseur infatigable du goût et des producteurs locaux.
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Depuis plus de trente ans, Le Chef Fabrice mène un combat quotidien contre la malbouffe, les plats sans âme, les étiquettes mensongères, les surgelés douteux et les aliments dénaturés. Sa voix, libre et franche, résonne dans les cuisines, les écoles, les collectivités, les hôpitaux, les salons du livre et les médias, avec la même conviction, celle où le respect commence dans l’assiette.
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Son arme ? La cuisine. Sa cible ? L’indifférence. Son cri de guerre ? “Arrêtez de bouffer, mangez bordel !”
À travers ses livres, Le Chef Fabrice défend une cuisine ancrée dans le terroir, joyeuse, locale, courageuse, qui honore ceux qui la rendent possible. Il milite pour une révolution gourmande dans le service public, convaincu que bien nourrir, c’est soigner, c’est éduquer, c’est respecter. Pour lui, les producteurs, les artisans du goût, les agriculteurs, les oubliés indispensables à une alimentation saine, ont trop souvent été négligés et sous-payés par la grande partie de nos politiques. Il n'hésite pas à le clamer haut et fort, et c'est d'ailleurs ce qui lui a valu le surnom de Jean-Pierre COFFE junior, ce qui n'était pas sans faire rire son copain de combat, Jean-Pierre COFFE lui-même.
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Ses livres ne sont pas des manuels aseptisés, mais des actes de foi. Chaque recette est un plaidoyer pour le bon sens, chaque phrase une déclaration d’amour aux produits vivants, aux terroirs de notre France profonde, des fermes, des marchés, des fourneaux. Il prouve qu’avec peu, mais avec des produits de chez nous et une vraie exigence, on peut faire du grand, même en collectivité.
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Le Chef Fabrice, c’est une gueule, un franc-parler, une plume. C'est un homme de convictions, un passeur de goûts, un amoureux du métier, et si son style évoque celui des plus grandes plumes gastronomiques, son engagement le place dans une lignée bien plus rare, celle des combattants du goût.
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​LE JOUR OÙ IL A FALLU CUISINER POUR NE PAS S'ÉCROULER.
Dans la vie d’un cuisinier, il est des jours qui marquent au fer rouge, plus que tous les autres. Des jours où l’on ne choisit pas de se battre, mais où l’on y est contraint, dos au mur, couteau dans une main, dignité dans l’autre.
​Mars 2020. Le Chef Fabrice venait tout juste d’ouvrir un restaurant avec vue sur la mer. Un lieu qu’il avait entièrement réaménagé avec cœur, foi, et un investissement lourd, pour en faire un refuge du goût, un lieu sincère, enraciné dans le local. Quatorze jours seulement après l’ouverture, les portes ont dû se refermer. Le couperet tomba sans préavis, le COVID fauchait tout sur son passage. Les rideaux des bistrots baissés, les fourneaux réduits au silence, les frigos pleins, les chambres froides chargées à bloc de produits locaux pour une saison qui ne viendrait pas. 20 000 euros de marchandises. Là, devant lui. Pas un chiffre sur un bilan, non, du vrai, du vivant. Des poissons, des légumes, des fromages, des viandes, tous issus de producteurs qu’il connaissait par leur prénom. Il aurait pu tout perdre. Il aurait pu attendre, comme tant d’autres, mais il a préféré agir.
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Agir, c’est nourrir, offrir, c'est résister.
Dans cet instant suspendu, Le Chef Fabrice a décidé de transformer cette tragédie en élan solidaire. Plutôt que de jeter, il a cuisiné. Plutôt que de s’apitoyer, il a dressé des assiettes. Il a cuisiné pour les médecins, pour les infirmiers, pour les soignants épuisés, pour les forces de sécurité, ces oubliés que personne ne regardait. Des plateaux-repas pensés avec exigence, dressés avec fierté, livrés avec respect.
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Mais il n’a pas fait que cuisiner, il a combattu. Il a porté plainte contre l’État. Non, pas par colère égoïste, mais pour défendre ses collègues, ses équipes, et cette profession qu’il aime viscéralement. Ce combat, il l’a mené à bout de bras, seul, debout, comme toujours, parce qu’on ne se résigne pas quand on a connu le goût du vrai.
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Il a perdu un frère de cœur dans cette guerre. Un ami de trente ans, infirmier, tombé au front, laissant derrière lui une compagne et un bébé de trois mois. Cette douleur-là, le Chef Fabrice ne l’a jamais étouffée. Il en a fait une raison de plus de se battre pour les autres. Il a scellé, ce jour-là, une admiration indéfectible pour le SAMU, les infirmiers, les soignants de l’ombre. ​Depuis, son engagement n’a fait que croître. Il milite sans relâche pour une alimentation digne dans les écoles, les hôpitaux, les EHPAD, les cantines du service public. Il conseille, il forme, il écrit, il sensibilise. Parce que pour lui, bien manger n’est pas un luxe, et doit être accessible à tous. ©
En 2025, Le Chef Fabrice demeure l’un des très rares cuisiniers à avoir décliné dix-sept distinctions depuis le début de sa carrière. Fidèle à sa ligne de conduite, il n’a jamais vu dans la cuisine un concours de médailles ou une foire aux décorations. Pour lui, nourrir dignement les autres vaut mieux que tous les trophées du monde.​​